Il y a les ‘gentils’-hommes et dames … les gentle(wo)man … qui sont quelques-un.e.s … Puis il ya les ‘vilains’ qui sont légion … Ce qui se dit des hordes du diable! Et c’est là, devant nous, actuellement! Voilà donc ce que ces mots obscurs quasi moyenâgeux, parlant du bien et du mal en termes ‘mystiques,’ voulaient nous signifier à leur manière. Le partage séparant le bien du mal, la persécution des quelques ‘pensants par eux-mêmes et autrement’, par les hordes ‘bien-pensantes mainstream’.

Quant au diable, son nom vient du grec ‘dia bolein’, qui signifie ‘jeter en tous sens’. Le diable est ce qui nous déchire, nous met en pièces, nous désunit des autres, certes, mais surtout de nous-même. Alors, que faire face au ‘mal’ que personnifie le diable, sinon rester ‘unis en soi’. Il est à signaler que l’on oppose traditionnellement dieu au diable, et qu’il se trouve que le mot ‘dieu’ vient du latin deus, lui-même issu de la racine indo-européenne dei- (=briller) qui sert à désigner le ciel lumineux. 

Le diable en est donc le contraire, le ciel obscurci, entre autre par les ‘m’en songes’ individuels et collectifs qui nous plongent dans une forme d’obscurantisme … Cela fait penser au mythe platonicien de la caverne, non? Bref, rejoindre dieu, c’est sortir de l’ombre et s’adresser au ciel lumineux. Et le maître moyen préconisé naguère pour y parvenir était ‘la prière’ ; je crois qu’il l’est toujours. Bon, la prière demande la foi en un ‘quelque chose de transcendant dont on fait intégralement partie’ (Dieu, la Terre, le Monde, l’Univers, peu importe) auquel adresser ses prières. 

Mais il n’est pas nécessaire de ‘se convertir’ pour ceux qui n’y croient pas vraiment. Seront également ‘gentils’ ceux qui s’adonneront à la ‘praxis’ que recommandaient les anciens. Elle se déclinait naguère en une charte de ‘règles’ données à tous les hordes religieux et laïques. Celles-ci consistaient essentiellement à ‘être frugal’ … Se contenter de peu à tous niveaux, manger peu par exemple, bref, à consommer le plus judicieusement possible. Et une autre règle essentielle voulait qu’on soit bienveillant (une mère veilleuse, un père non-secuteur, un ami fidèle, etc.) … Ce qui me semble toujours d’actualité! 

C’est donc ce que je me suis dit. Et c’est ce qui fait que je me suis ‘mis en route’ sur cette voie quasi millénaire il y a quelques mois déjà. Cette démarche ressemble à un pèlerinage sur place qui demande une ‘dé-marche’ quotidienne, une forme de discipline au départ qui devient, à terme, une bonne habitude. C’est ce que j’appelle ‘cultiver ma furtivité’ … Devenir le petit vieux qui fait ses petites affaires au mieux dans son petit coin de paix, n’emmerdant pas son monde et ‘ne lâchant rien’ quant à ses convictions profondes!