Mais qu’est-ce donc que ‘ça’, sinon une ‘remise à zéro’ de ce qui était ‘établi’, c’est-à-dire d’une société paraissant plutôt prospère quoique sur le déclin depuis le début du troisième millénaire. Car, il se trouve qu’on en est arrivé à un reset économique ‘forcé’ depuis la crise finale de 2008 annonçant la faillite de l’ainsi nommée ‘globalisation’! …  Qui s’accompagne d’un reset ‘social’ puisqu’on ne peut plus vivre de la même manière étant dorénavant ‘sans le sou’. C’est-à-dire que l’austérité à tous niveaux qu’on nous prêche depuis une vingtaine d’années déjà nous vaudra dorénavant de ‘loi’, de ‘nouvelle manière d’être’. Et cela s’accompagne, il fallait s’y attendre, d’un reset au niveau ‘politique’ avec un resserrement de tous les boulons, l’agitation permanente de la crécelle de la peur se servant d’une pandémie providentielle pour fabriquer de la moutruche à la va-vite, cad. une foule de suiveurs qui ne poseront pas de questions et subiront l’outrage de la faillite du ‘Grand Occident’ qui n’était déjà presque plus démocratique avant de basculer – c’est chose faite – dans un ordo-libéralisme pur et dur (ouf, la phrase!) Bref, on assiste à une transformation culturelle globale et aucun retour en arrière ne nous sera permis … Ni d’ailleurs possible! Et peut-être n’est-ce d’ailleurs même pas souhaitable! 

Et que cela soit le fait d’une minorité qui s’est installée aux manettes de ‘la machine monde’ n’a pas de quoi m’étonner, comme je ne suis pas surpris que cette machine veut que nous devenions tous autant de petite machines fonctionnant de façon optimale. Bref ‘ils’ ont choisi ‘le bon moment’ pour tenter leur ‘coup de force’, menant une blitzkrieg victorieuse (‘ils’ désigne les empereurs autoproclamés du Monde et leur fort nombreuse piétaille, les nouveaux mandarins, des êtres de basse noblesse pour le plupart). Mais contre donc qui était dirigée cette ’guerre’, sinon contre ‘l’ensemble des peuples de la Terre entière’!? A voir comment tout à fonctionné en cascade, ruisselant du haut vers le bas jusqu’au sein de nos organismes individuels, je ne peux que penser que tout cela a été préparé minutieusement depuis 2008, lors de ‘la grande crise bancaire’ que les peuples ont épongé de leurs deniers patiemment épargnés, fruit de leur labeur … Eh oui, ce n’est (à nouveau!) pas ceux qui ont causé le méfait qui sont passés à la caisse! Bref, les nouveaux empereurs du Monde ont échafaudé un nouveau plan remplaçant la globalisation qu’ils ont foirée par un projet dictatorial sur le modèle chinois, visant ‘la gouvernance’ du monde entier par une poignée d’hommes d’affaire autoproclamés … Rien de moins! Et ‘ils’ le réalisent point par point, ce programme, telle une vraie ‘machine de guerre’, avec la complicité de ‘nations’ qui n’ont plus rien de démocratique, dès lors que l’avis de leurs peuples n’est pas sollicité, au contraire! Et, faut-il le rappeler, avec la complicité de leurs peuples apeurés qui ne demandent qu’une chose : que tout redevienne comme avant! Ce qu’ils promettront sans doute, mais qu’ils ne ne pourront pas réaliser … Car rien ne sera plus comme avant! 

Tout cela fait qu’il y a lieu, pour ceux qui ne sont pas dupes et qui ‘errent’ (selon le bon mot du psychanalyste Jacques Lacan : les non dupes errent), d’organiser ‘la résistance à la machine ‘ de manière durable. Car c’est, tout compte fait, de cela qu’il s’agit. Pour bon nombre d’entre nous, le Monde n’est pas une machine ; c’est une ‘âme vivante’, une Anima Mundi constituée de l’ensemble des âmes au Monde, ainsi que de celles qui nous y ont précédé et même de celles de ceux à venir. C’est dire que ‘la défense’ se devra d’être ‘romantique’ … Je fais ici référence au romantisme allemand qui s’est développé entre 1770 et 1850, et qui reste très présent dans toutes les formes d’art, une tendance philosophique sensée qui se voulait une résistance au ‘scientifisme exclusif’ s’établissant alors et rejetant les sensations, les émotions et les sentiments, bref tout ce qui était affectif et ‘de nature Yin’ mettons, dans les poubelles de l’irrationalité. Bref, nous y revoilà! Il conviendra donc de se choisir des maquis, des nouvelles manières d’être et de faire individuelles et collectives se structurant peu à peu à notre avantage. Songeons qu’ils ont mis 12 ans à nous encercler (entre 2009 et 2020), et qu’il nous faudra vraisemblablement 12 ans pour nous en libérer (entre 2021 et 2032) … Et quand bien même nous ne nous en tirerons probablement pas indemnes, nous n’en sortirons en tout cas pas ‘comme avant’, j’insiste, c’est important! 

Que dire d’autre pour nous encourager à prendre la bonne Voie (celle du romantisme), sinon que, de ce qui nous arrive maintenant et qui n’a pas fini de nous arriver, loin s’en faut, il restera des traces indélébiles en bien comme en mal. Je ne parlerai pas du mal, il est évident! Je veux, cette fois-ci, mettre l’accent sur le fait que tout, dans ce ‘piège’ qu’ils nous ont tendu, n’est pas mauvais. Je crois que notre société de ‘la croissance folle’ avait besoin d’un coup d’arrêt et que le voilà qui nous est offert, un peu par mégarde, sur un plateau d’argent quoiqu’avec les menottes, le masque, la muselière, la laisse, etc. Je dis ‘par mégarde’ parce que je suis persuadé que ceux qui ont mis ‘tout cela’ au point voudront, une fois bien installés aux commandes du Monde-machine, que tout redémarre et se mette à ‘évoluer mécaniquement’, dirigé par un algorithme infaillible qu’ils ont soigneusement confectionné à notre attention! Je rappelle que, selon Wikipedia, que je remercie, un algorithme signifie ‘une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre une classe de problèmes’, cette classe de problèmes étant, en l’occurrence, ‘la naissance de la machine humaine, du robot rationnel’. 

Et quand bien même je doute que cela soit possible, je n’en crois pas moins qu’ils tenteront le coup et qu’ils insisteront lourdement! Et je vous et me conseille de profiter de l’aubaine pour accepter la transformation, la profonde mutation (l’ère du Verseau oblige) qui nous sera imposée afin d’organiser le ‘reset’ qu’ils ont planifié, de manière à ce qu’il nous soit bénéfique. Cela nous demandera de rester attentifs, d’être créatifs aussi, d’aimer, d’y croire, de glisser du romantisme dans tout le rationalisme qui nous sera proposé, comme Salvador Dali peignait des montres plastiques, coulantes, question d’imposer des processus (évolutifs et imprévisibles) aux structures (figées et prévisibles). Et cela, afin d’opérer individuellement autant que collectivement ‘la‘grande métamorphose’. Car, quand un romantique de mon espèce entend parler de ‘grand reset’ c’est à ’ça’ qu’il pense : à la chenille qu’il est qui doit maintenant devenir un papillon! Cela prendra du temps. J’ai 70 ans et n’en verrai vraisemblablement pas la fin. Mettons que je le fais pour les générations à venir, parce que j’estime qu’ils valent bien ça ; que c’est eux notre ‘à-venir’ et que je n’ai pas le droit de le leur spolier!

Et, tant qu’à parler de mutations, une chanson me revient à l’esprit. Elle date de 1991, a été commise par ‘une grande oubliée’, Nicole Rieu, qui chantait pourtant bien une brochettes de belles chansons un peu nunuches certes (romantiques sirupeuses quoi), mais dont je ne peux m’empêcher d’aimer le texte autant que la mélodie. Il s’agit de la chanson ‘je m’envole’ que je vous invite à aller écouter sur YouTube. En voilà toujours le texte : 

‘Si je chante avec les oiseaux, si les torrents sont mes amis. Je peux aimer quand il fait beau, et disparaître avec la pluie. 

(Refrain) Je m’envole, je m’envole quand on veut m’enfermer. On n’emprisonne pas un goéland. Je m’envole, je m’envole j’ai besoin de rêver. Je ne vends pas ma liberté.

Si je m’enivre à la moisson, si je respire avec les fleurs. Je peux retrouver la raison. Et m’en aller quand sonne l’heure. (+ refrain)’