J’ai été au centre de Bruxelles hier, rue Neuve, à l’Innovation. Il n’y avait presque pas de monde, des prix cassés, c’est les soldes, 50% parfois. ‘La faillite guette’ me suis-je dit! En route, depuis la Place Sainte Catherine, j’ai constaté que la moitié des restos étaient fermés … Le mardi? Curieuse affaire, la ville est morte, une ville zombie.

Pour y arriver, j’ai pris le métro entre les stations Debroux et Sainte-Catherine. Il n’y avait quasi personne vers 11h, je portais mon bandana en masque. Les autres usagers aussi étaient masqués. C’est obligatoire. En rue, j’en ai vu quelques-uns qui le portaient. La plupart pas : ils ne sont pas tous fous! Mais il y avait ‘l’ambiance du masque’ qui régnait dans les rues et les commerces et qui puait le confinement imposé.

Il y avait ainsi des vigiles partout, des jeunes habillés de noir … ‘Non il faut entrer à droite et sortir à gauche, retournez sur vos pas monsieur’ … Je m’étais trompé de sens! ‘Et je vous rappelle que vous ne pouvez que rester 30 minutes dans le magasin’ m’a dit en prime ce faux-policier, émule de Benalla, affichant un regard sérieux de reproche, comme on les adresse aux gamins qui font une gaffe (J’ai 69 ans).

Fini donc les emplettes, l’achat ciblé s’impose! Comme j’avais froid, un froid intérieur, mélange de terreur et de colère froide, je me suis acheté un très beau pull à mi-prix et suis resté dans le magasin au-delà de la demie heure permise. Na! (Là j’avais entre 6 et 9 ans). Puis, j’ai du constater qu’il n’y avait pas de toilettes, sauf une au City2 … La file que cela fait! Pour l’homme vieillissant que je suis, mais également pour les gosses, cela pose un très sérieux problème!

J’ai dit en souriant à un vigile se trouvant près des toilettes que j’avais envie de pisser contre un mur plutôt que de faire la file. Il m’a filé un regard noir, réprobateur ; un regard d’incompréhension aussi. Je me suis dit qu’il ne se rendait pas compte de ce qu’il faisait … Un peu comme les gardiens des camps de concentration le déclaraient à l’unisson après leur arrestation! Ils se conformaient aux ordres de leurs supérieurs sans plus. Sans réfléchir. Sans voir.

Et tous, gardiens et ceux qui les ‘formatent’, sabordent apparemment consciencieusement leurs commerces avant de licencier leur personnel et de mettre la clé sous la porte. Le savent-ils? Je me suis dit qu’en tout cas, si cela durait ainsi, cela ne faisait pas un pli. Et que la ville, cette énorme machine, ne redémarrerait pas de sitôt, si jamais elle y parvenait encore! Il suffit d’ailleurs d’aller se balader dans l’Ilot Sacré pour s’en rendre compte, ce que j’ai fait!

J’ai terminé ma visite de la capitale, comme à mon habitude, par la Grand-Place. Elle était quasi déserte. Pas un appareil photo, rien, des terrasses vides, pas de touristes. On place des échafaudages, on en profite pour la toiletter. Elle en a connu de bien pires, cette place, les deux guerres mondiales et Dieu sait quoi d’autre encore.

Puis je suis rentré chez moi. Métro, masque … Non, pas dodo! … Me promettant d’y rester (chez moi), de changer de vie sans savoir trop comment procéder. Mais il m’a semblé évident que je devais guérir le confinement qui m’a été imposé par un confinement volontaire dans un premier temps ; et soigner cette tentative de corruption (-50%!) par une frugalité accrue à tous niveaux. Non, je n’achèterai rien dans ces circonstances-là, ou seulement le strict nécessaire … Qui sera de plus en plus strict en ce qui me concerne!

Ainsi, je me disais que chaque vigile rencontré, chaque stupide contrainte vécue me fera dépenser 10 euros de moins que d’habitude. Je deviendrai ainsi ‘écologiste malgré moi’ en plus d’être économe ce qui ne gâche rien! Ce qui me paraissait sûr, c’est que je ne retournerai pas au centre-ville comme auparavant, une fois par mois … J’espacerai dorénavant mes visites, ‘ma ville’ s’étant transformée en une machine-prison devenue folle. Une ou deux fois par an, à la période des fêtes, suffiront amplement.

Quant aux courses dans d’autres villes et dans d’autres centres commerciaux, je serai prudent. Cette ambiance de terreur me répugne, j’y suis trop sensible aussi … Terrorisé et ulcéré à la fois, ça fait un mauvais mélange qui risque d’affecter ma tension artérielle.

Ah! comme sont émouvants ces centres commerciaux vides et bien gardés par ces vigiles auxquels ‘nos élites’ (dont Saint Macron semble être devenu l’autorité tutélaire) donnent du taf!

Messieurs-dames les petits et gros commerçants, voici mon conseil : engagez-en encore davantage (des vigiles) et suivez leurs conseils avisés (ceux des élites), car il est écrit qu’ils vous le ‘prendront’ au centuple!