Je ne respire plus seul. Nous le faisons tous ensemble : nous conspirons! C’est Alejandro Jororowski qui m’a refilé le virus, le one shot qui me manquait, essoufflé que je m’étais à regarder ce qui nous arrivait en omettant de me demander ce qui rendait soudain tellement virulents ceux qui nous gouvernaient.

J’ai donc reformulé ma question : pourquoi donc les tenants du pouvoir, de l’avoir et du savoir sont-ils soudainement tellement remontés? Et la réponse évidente qui m’est venue est la suivante : c’est parce qu’ils craignent ‘quelque chose’. Et cette chose qu’ils craignant, c’est, apparemment, ‘nous’. Du moins, une partie d’entre nous!

Jusque là, je m’étais contenté de penser qu’ils voulaient nous contrôler tous dans le seul but de nous exploiter, façon Karl Marx : le patron exploite l’ouvrier ; la sueur de l’un enrichit l’autre, etc.. Par extension : la peur panique de l’un rend l’autre tout-puissant. Mais il est également vrai qu’il y a moyen de voir ‘ça ‘ (de ‘ça voir’) par l’autre bout de la lorgnette.

Ainsi donc, ‘ils’ nous contrôlent, nous exploitent, etc. parce que ‘sinon …’. Et vient alors, à la place des points de suspension, ‘quelque chose’ qu’ils peuvent voir de là-haut, juchés qu’ils sont sur leur promontoire, et que nous ne discernons pas clairement ou pas de tout. Ils voient là quelque chose qui les dépasse et qui leur fait peur, d’où leur frénésie désordonnée.

Et ce qu’ils voient, c’est l’égrégore qu’un bon tiers de nous tous formons, pris ensemble … Un ‘état d’âme collectif’ qui réclame son dû. Et ils savent qu’ils ne pourront pas satisfaire à sa demande, parce que ce que  ‘nous tous’ leur avons offert de longues années durant n’a généré aucun profit réel qui soit susceptible d’être redistribué équitablement parmi tous.

Transposé métaphoriquement, on pourrait dire que le miel, que toutes les abeilles ont durement récolté et apporté fidèlement à la ruche des décennies durant, n’a pas été gardé, engrangé, mais qu’ ‘ils’ l’ont bouffé, dilapidé en se riant de leurs abeilles ouvrières et en narguant les abeilles guerrières (la police, l’armée, le médical, l’enseignement, la justice, etc.) qui les cornaquaient!

Selon Wikipedia (que je remercie), ‘un égrégore (ou eggrégore) est, un concept désignant un esprit de groupe constitué par l’agrégation des intentions, des énergies et des désirs de plusieurs individus unis dans un but bien défini.’ C’est une image active, mettons, une intention portée par des millions de voix qui se mettent à réclamer ‘à corps et à cris’.

Et ‘ils’ ont une peur bleue de ce rassemblement là qui les poussera à révéler leur incurie (= manque de soin, d’organisation, de prévoyance) à ‘manager’ les affaires d’un Monde dont ‘ils’ se sont emparés indûment. ‘Ils’ n’ont pas été capables de le gérer et veulent donc le régenter! Et une bonne manière de le ‘mater’ consiste à le ‘confiner’.

L’ennui, c’est que l’égrégore, formé par un bon tiers de la population du monde, l’a compris. Mettons qu’elle l’a ‘perçu’ plus ou moins consciemment. Ce qui fait qu’ ‘ils’ répandent une grande peur (de mourir d’une maladie virale horrible) nantie d’un enfumage conséquent (la presse dont ‘ils’ se sont emparés) de manière à en ‘flouter’ la perception.

Mais il se trouve que ces millions (un milliard!?) d’individus qui forment l’égrégore qui hante les rêves des tenants du pouvoir n’ont pas ‘que’ compris qu’on abusait d’eux. Ils ont également compris que l’Humanité entière était arrivée à un tournant que les près de dix milliards d’êtres au Monde étaient prêts à faire de concert, un espèce de ‘bond quantique’ …

… Comme un verre plein à raz-bord attend ‘cette goute là’ qui le fera déborder. Ou comme un athlète, dans une course aux relais, attend, dans ses starting blocks, qu’on lui passe le témoin,  pour foncer vers l’arrivée. Car, le point de départ est, en effet, très loin derrière, quelques centaines d’années peut-être, et que ‘le point d’arrivée’ n’est plus hors d’atteinte. Mais qu’est-ce donc qui nous y attend?

A mon sens, la tâche qui nous y attend collectivement consistera à ‘rendre le Monde (notre planète étant sa manifestation matérielle) conscient de lui-même’. Je crois que c’est à nous, les humains, et à l’égrégore que nous formons pris tous ensemble, qu’incombe le devoir de  former ‘la conscience que notre Monde aura de lui-même’ … D’un Monde qu’ ‘ils’ n’ont cessé de malmener à leur seul profit depuis des décennies voire depuis des siècles … Et ‘ils’ voudraient tellement que cela ne se sache pas, que ‘le Monde’ l’ignore, et, au contraire, les honore!

Et je crois que Jodorowski n’en pense pas moins, même s’il ne le dit pas avec autant de mots. Car, il est un ‘mancien’(= un diseur de Bonnes Aventures), le bougre, tout comme je le suis moi-même. Nous sommes des sensitifs, des guides intuitifs qui pressentent le chemin avant de le connaître.

Et il se trouve, en l’occurrence, que nous avons tous deux ‘pressenti’ cette ‘prise de conscience globale’, car la voilà, la ‘vraie’ globalisation! Et je suis prêt à parier qu’elle a également été perçue par toute personne hypersensible partout au Monde, par tout rêveur aussi et Dieu sait s’il y en a, comme par tout ‘artiste/artisan de sa/de la vie’.

Nous sommes bientôt dix milliards à nous être réunis … Rien que pour ‘ça’!