Un songe, un mensonge, une toile ou rodent plusieurs araignées. Il faut choisir parti, tout en sachant que ceux pour qui on aura opté ne nous protégeront pas ou peu … Jusqu’à un certain point mettons, qui n’est qu’une variable parmi bien d’autres sons de cloche qui forment la cacophonie qui nous sert de fond sonore culturel et social. Cela me fait penser à la fin du Boléro de Ravel, là ou toute la mécanique apparemment bien huilée mise en place s’effondre sous sa complexité … Pourtant simple d’apparence : le même air répété sans cesse mais avec de plus en plus d’instruments … Qui finissent par se jouer les uns des autres au delà de jouer à l’unisson! 

Mais alors le virus? Il est bel et bien là et il ’joue’ le même air que l’économie, une chose plutôt simple d’apparence au départ qui prend des proportions inédites au point de déréguler le tout. On s’y attendait, les jeux étaient faits. Et, comme au casino, ‘rien n’allait plus’, en tout cas depuis 2008. On avait sauvé in extremis les banques, la superstructure, tout en ne bousculant apparemment pas de trop l’infrastructure qui avait été malmenée pourtant depuis des années ; on appelait ‘ça’ l’inévitable globalisation qui allait nous rapprocher les uns des autres, nous ‘fondre’ dans une grande culture/communauté mondiale de masse.

Puis, voilà qu’à résonné brusquement le signal ‘game over’. C’était donc un ‘jeu’? Oui, sauf qu’on le jouait ‘pour de vrai’ et que chacun y perdra des billes. Du coup, on en est à faire des comptes qui s’annoncent compliqués. Car, personne ne remboursera jamais ce qu’il doit à l’autre, ce qui met dos à dos créditeurs et débiteurs. C’est comme si on leur disait à tous que c’est ‘de l’argent monopoly’ qu’ils tiennent en mains, pas du vrai! Et pourtant, le virus vient nous signaler, par analogie avec la crise pécuniaire, qu’on en meurt bel et bien d’avoir participé à ce jeu, qu’on en périt physiquement autant que psychiquement! Bon, heureusement pas tous!

Mais tous, on a ‘la gueule de bois’ ou ‘la gueule enfarinée’ pour les tricheurs parmi nous qui pensent à tort avoir sorti leur épingle du jeu. Car, personne ne s’en sortira indemne. Et, si la grande transformation qui nous attend profitera à certains bien plus qu’à une masse d’autres, comme d’habitude, il faudra tous passer par la petite porte … Et sous les Fourches Caudines pour beaucoup, car il semble qu’il y ait eu ‘Blitskrieg’, une guerre-éclair, et que l’Occident y a perdu bien plus de plumes qu’il ne lui en restait! Mais, des deux, qui est le plus fort? Celui qui a de la marchandise à ne savoir qu’en faire ou celui qui a les sous, même s’ils ne valent plus grand-chose? Celui qui a la maladie et qui en soufre ou celui qui dispose des médicaments qui s’entassent inutilement là? 

Et s’ils n’étaient que deux!? Car le jeu est fort complexe et donne l’occasion à d’anciennes querelles de refaire surface voyant l’occasion trop belle pour ne pas en ‘profiter’ … Pour en ‘abuser’ aussi! Il en va ainsi de ce goût du contrôle que caressent tous les dictateurs et leurs dictatures quel que soit le masque dont elles se sont affublées … Un visage (en Russie, en Turquie) une administration anonyme (la CE), voire les deux (en Chine, aux USA)! Eh qui, profitant de l’occasion, jouent au larron …!  Et comment empêcher des enfants devenus immensément riches et donc puissants, de rêver de devenir les Maîtres du Monde sur le modèle du Docteur Stangelove de Stanley Kubrick, aux commandes d’une bombe virale extrêmement létale!?

Mais, tout jeu nécessite des pions qui en forment l’enjeu. Et ces pions, c’est nous tous! Et, l’air de rien, nous ‘comptons pour du beurre’ dans tous les sens de cette expression. Car, comme c’est peut-être tout ce qui nous restera … Le beurre, sa valeur, et le triste sourire de la crémière en prime … Voilà ce qui importera en fin de compte! Des ‘valeurs’ plus simples en fait que les ‘junk bonds triple A’ qu’on nous a tant vantés! Des choses simples (quoi que) qui nous ramèneront à notre condition essentielle de ’t’es rien’ venus en ce vaste Monde merveilleux pour y vivre une ‘existence’ qui en vaille la peine, et qui nous ‘initie’ à l’amour sous toutes ses formes, par exemple … Platonique, Erotique, Agapé, Philia, Ludus, et j’en passe! Ah oui tiens, l’amour, on l’avait oublié celui-là … Alors que, du temps où on se souciait moins de ‘manquer de tout’ ou de ‘mourir’ carrément, on ne pensait qu’à ‘ça’!

Et c’est, à mon humble avis, cet amour pluriel là qu’il convient de cultiver par les temps qui courent et qui s’annoncent pour le moins turbulents! C’est lui, ‘le beurre, l’argent du beurre, et le sourire du.de la crémier.ière en prime’ … Qui nous a été laissé à tous, aux huit milliards d’habitants de l’infrastructure, à qui il incombera de reconstruire le Monde, à inventer une nouvelle symphonie à laquelle participer tous! Quand bien même on sait d’avance qu’à terme, quelques larrons s’en empareront à nouveau et à leur seul profit et tenteront, à leur mauvaise mais répétitive habitude, de transformer le beurre du bel amour que nous aurons accumulé tels autant d’abeilles courageuses produisant leur miel …  En or dur!